la chine et Pekin

 la Chine

Pékin
La capitale de la Chine frappe par son aspect monumental. La place Tien An Men ne compte pas moins de 500 par 800 mètres. Le gigantisme semble d'ailleurs être un des traits immémoriaux du caractère chinois. Dès avant notre ère, les sépultures des premiers empereurs, la grande muraille, qui étend son double ruban de pierres sur 2600 kilomètres, en portaient témoignage. Plus tard, les tombeaux des Ming, la galerie couverte du Palais d'Été, qui est la plus longue du monde, la Cité Interdite, une ville dans la ville, l'esplanade du temple du Ciel... prolongeaient la tradition. Et la Chine d'aujourd'hui la perpétue. Le mausolée de Mao, à peu près au centre de la place Tien An Men, rappelle, par sa taille, les sépultures des anciens empereurs. Il est accompagné de  sculptures qui évoquent la statuaire soviétique, sauf que les combattants ont ici les yeux bridés. A côté, le monument aux héros de la révolution a la forme d'un obélisque. De part et d'autre de la place s'élèvent deux imposants bâtiments. Celui de droite, lorsqu'on regarde la porte Tien An Men, est un musée. L'autre est le siège de l'assemblée du peuple: le parlement chinois. En face du portrait de Mao, qui surmonte toujours la porte Tien An Men, malgré l'abandon de son idéologie, flotte pendant le jour le drapeau rouge frappé des étoiles jaunes. Il est descendu au soleil couchant pour être à nouveau levé à l'aube. La cérémonie des couleurs attire d'assez nombreux spectateurs. D'autres préfèrent profiter des derniers feux du jour pour s'amuser à faire palpiter au dessus de la place les ailes de leurs cerfs-volants. Par contraste à toute cette pompe, la résidence du président de la République, à proximité de la place, s'efface presque, sous la verdure, derrière son mur couleur de brique. On l'ignorerait si deux militaires en faction ne signalaient la présence d'un édifice public.

Les avenues, qui se coupent à angle droit, paraissent aller jusqu'à l'infini. Certaines font plusieurs dizaines de kilomètres. Leur largeur et celle des trottoirs sont à l'avenant. La foule est importante. Mais l'espace est plus que suffisant pour que l'on ne se marche pas sur les pieds et l'on ne ressent nullement l'impression de grouillement associé à l'Asie dans beaucoup d'esprits européens. Les cyclistes sont encore nombreux et de larges couloirs leur sont réservés de chaque côté des avenues. Mais les automobiles sont loin d'être rares et Pékin connaît déjà ses embouteillages aux heures de pointe. On rencontre surtout des véhicules de marques japonaises, européennes et aussi chinoises. Je n'ai pas vu de voitures américaines. Les cyclo-pousse ont presque totalement disparu au profit des taxis.

Les bâtiments de verre, d'acier et de béton, qui bordent les rues des quartiers modernes.a suivre  Jojo

 



Article ajouté le 2007-02-18 , consulté 30 fois

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